Biography of Ismaël Boulliau (le père et le fils)
Pierre Humbert - Les astronomes francais de 1610-1667 - (1942): 25-27
BOULLIAU - HISTORICAL - BIOGRAPHIES
French - Transcribed - Robert A. Hatch©

 


Ismaël Boulliau (1583-1625), le père {NB: pas 'L'aisné' - RAH}}
BOULLIAU ou BOULLIAUD Ismaël, père du suivant. Il était notaire à Loudun et appartenait à la religion réformée. Dans cette ville, il fit quelques observations assez simples, à l'œil nu, dont son fils a conservé le souvenir: une occultation d'étoile par la Lune, en 1608; la comète (de Halley) en 1607; une autre comète en 1618; l'aurore boréale du 12 septembre 1621.
Ismaël Boulliau (1605-1694), le fils et l'astronome
BOULLIAU, abbé Ismaël (1605-1694), né à Loudun, fils du précédent et de Suzanne Motet. Elevé dans la religion réformée, il fit ses études à Poitiers, puis se convertit et devint prêtre. Secrétaire de l'ambassadeur de France en Hollande et à Constantinople, J. Aug. de Thou, il voyagea et s'occupa de théologie et d'historie: mais, c'est un des grands astronomes de la periode [sic] qui nous occupe et le chef, avec Gassendi, de l'école parisienne. Des 1623, il observe à Paris, où il est de passage l'occultation par la Lune de l'Epi de la Vierge: il semble que ce soit la première observation faite à Paris. De 1623 à 1634, Boulliau est à Loudun, où il fait un grand nombre de mesures de positions planétaires et observe une occultation des Pléiades. C'est en 1634 qu'il se fixe à Paris. Il n'y manque aucun phénomène céleste: 1635, éclipses de Lune des 3 mars et 28 août; 1637, occultation des Pléiades le 20 mars; 1638, éclipse de Lune du 20 décembre; 1639, éclipse solaire du 1er juin; 1641, éclipse lunaire du 18 octobre, observée avec Gassendi à l'abbaye Saint-Germain-des-Près; 1642, avec Gassendi, Agarrat et le P. Fournier, éclipse lunaire du 14 avril: comme presque toutes celles de Boulliau, cette observation fut faite à l'hôtel de Thou, à l'emplacement de l'hôtel des Sociétés savantes, rue Danton; 1643, éclipse lunaire du 27 septembre; 1645; éclipse lunaire du 10 février. En 1647-48, Boulliau est au Levant mais n'abandonne pas l'astronomie: plusieurs observations d'éclipses sont faites par lui, durant ce temps, à Constantinople et à Smyrne. Revenu à Paris, nous le voyons observer l'éclipse solaire du 4 novembre 1649, pour laquelle il s'était transporté à Meslay-le-Vidame, en Beauce, puis les éclipses lunaire du 24 mars et solaire du 8 avril 1652, l'éclipse lunaire du 13 mars 1653, les éclipses de Soleil des 12 août 1654, 6 février 1656, 26 janvier 1656, 14 novembre 1659, les éclipses de Lune des 6 mai et 29 octobre 1659, 18 août 1663, 30 janvier 1665, et l'éclipse solaire du 1er juillet 1666. En même temps, il observa et étudia la comète de 1652, l'étoile variable P. Cycni [sic], et fit une suite très importante d'observations de Mira Ceti, qui le conduisirent à sa belle découverte de la période de 333 jours pour cette célèbre variable. Tout en faisant, avec le succès que l'on a vu, de l'astronomie d'observation, il ne néglige pas l'astronomie théorique, et publie en 1639 à Amsterdam son premier ouvrage: Philolaus sive dissertatio de vero systemte Mundi, où il se montre nettement copernicain. En 1645, il donne son importante Astronomia Philolaica, qui eut une grande diffusion, et une seconde édition en 1657: c'est un recueil de tables planétaires, avec des exemples de calculs d'orbites. Citons encore son ouvrage: Ad Astronomos monita duo: primum de nova stella in collo Ceti, secundum de nebulosa in cingulo Andromedæ, 1665, où il expose ses travaux sur Mira. Il s'est occupé aussi de mathématiques pures, étudiant les coniques, les quadrilatères inscriptibles, etc.

Très apprécié de tous les savants contemporains, il était de tous les cercles scientifiques de l'époque et avait de nombreux correspondants à l'étranger: sa correspondance manuscrite est conservée à la Bibliothèque nationale et comprend quarante-un volumes! Il connaissait personnellement beaucoup d'astronomes étrangers; dans un séjour qu'il fit en Allemagne en 1661, il passa quelque temps à Danzig auprès d'Hevelius et observa avec lui. Vers la fin de sa vie, il se retira au collège de Laon, qui se trouvait à peu près à l'emplacement du marché actuellement en contre-bas de la rué de la Montagne Sainte-Geneviève. Il aurait certainement pu faire des découvertes plus intéressantes s'il avait eu de meilleurs instruments, mais il était peu fortuné: sa contribution à l'astronomie est malgré tout très importante. Il s'occupa aussi d'astronomie ancienne et publia une Epistola de solis defectu cujus meminit Livius libro XXXVII. Excellent helléniste, on a de lui une lettre écrite en grec et datée de Boedromion 1651.

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TRANSLATION

 rah.april.2000

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